• Antonio Gramsci - I giorni del carcere (1977)

    Italie. b/n. 127 minutes.
    Réalisation : Lino del Fra. Scénario : L. Del Fra, Cecilia Mangini, Piergiovanni Anchisi. Photographie : Gábor Pogány. Musique : Egisto Macchi. Montage : Silvano Agosti. Léopard d’Or au Festival de Locarno 1977

    https://www.senscritique.com/film/Antonio_Gramsci_i_giorni_del_carcere/456140/videos

    “La vie politique et intellectuelle de Gramsci (Riccardo Cucciolla) dans la prison de Turi (Pouilles), de juillet 1928 à octobre 1933, où il rédige ses « Cahiers » dans lesquels il prend ses distances avec la théorie stalinienne du social-fascisme. Del Fra met en relief un Gramsci polémiste, assez peu conformiste dans le cadre de la culture politique italienne de l’époque. La réduction du feuilleton télévisuel gomme beaucoup de figures, surtout celles des femmes : Tatiana, sa belle-sœur (Lea Massari) et Giulia Schucht, sa compagne (Mimsy Farmer). Paolo Bonacelli (Bocchini) compose un chef de la police odieux et captivant. »
    (« Il Mereghetti – Dizionario dei film 2017 ». Baldini-Castoldi)

  • Una lettera all'alba (1948)

    Italie. b/n. 91 minutes. Réalisation : Giorgio Bianchi. Scénario : A. De Benedetti. Production : G. Amato.

    Grâce à une lettre qui lui a été adressée par une religieuse, le « baron » de la drogue Carlo Marini (Fosco Giachetti) apprend qu'il a eu d'une maîtresse, mourante à l'hôpital, un fils Mario (Jacques Sernas). Ce dernier, trafiquant de cocaïne, est accusé d'homicide à l'endroit d'une comtesse Koloshky (Tatiana Pavlova). Carlo s'efforcera de prouver son innocence, et, pour les deux hommes, il s'agira peut-être d'une forme de rédemption. Écrit par De Benedetti, un mélodrame noir original redécouvert en 2008 lors d'une rétrospective vénitienne « Questi fantasmi » grâce à Tati Sanguinetti et Sergio Toffetti. Les motifs d'intérêt, nombreux, sont plus inclus dans le style que dans les thèmes abordés. Le film décrit avec franchise le marasme d'après-guerre. Il ne porte pas de jugement moral sur les faits, il réfléchit sur la responsabilité des pères qui ont empoisonné le monde dans lequel leurs enfants ont grandi. Giachetti, ex-héros du cinéma fasciste, colore de reflets agités son personnage de caïd. Olga Villi excelle dans la peau de Renata, une fille facile qui exhibe, durant le procès, un comportement teinté de cynisme, mais racontée avec une empathie évidente.
    Distribué en France sous le titre "Cocaïne".
    (« Il Mereghetti - Dizionario dei film 2017)

Antonio Gramsci - I giorni del carcere