Semaine 1. Mes westerns de rêve :

3 : 10 to Yuma

 (1957, E.-U. – Delmer Daves)

 


 

 

 Synopsis

  Suite à l’attaque sanglante d’une diligence, le célèbre hors-la-loi Ben Wade (Glenn Ford) est fait captif. Le shérif d’une bourgade de l’Arizona, aidé par un fermier, témoin du hold-up, Dan Evans (Van Heflin), marié et père de deux enfants, a besoin d’adjoints pour conduire le malfaiteur à la cité voisine de Contention où il prendra le train de 3h 10 à destination de Yuma où il doit être jugé…

 


 

« Les trois registres, lyrique, dramatique, humaniste, qui engendrent la richesse du film sont unifiés par une photo (Charles Lawton Jr) qu’on peut qualifier de géniale : théâtrale au meilleur sens du mot, mais en même temps extraordinairement réaliste et documentaire. Elle exprime, sur tous les plans où le film veut se situer, l’aridité, la cruauté, la beauté de l’univers vu à travers la sensibilité d’un artiste qui cherche autant à montrer qu’à démontrer, à émouvoir qu’à enseigner. » (Jacques Lourcelles)

 

« Très beau western où se trouvent exaltés le courage et la droiture. Deux magnifiques interprètes, Glenn Ford et Van Heflin, soulignent, par leur jeu nuancé, l’opposition entre le bandit, intelligent et fascinant d’un côté, et le paysan, honnête et obstiné, de l’autre. Daves joue habilement sur le suspense. » (Jean Tulard)

 

« Cette fable humaniste s’appuie sur d’incessants travellings qui montent et descendent de la terre au ciel, créant entre eux un lien cosmique. » (Stéphan Krezinski)

 

« Le suspense de cet excellent western est fondé sur l’attente d’une évasion – qui n’aura pas lieu. Delmer Daves vit dans ce film « la possibilité d’une approche documentaire en s’aidant des épreuves de Brady (le photographe d’Abraham Lincoln durant la guerre de Sécession) ». (Georges Sadoul)  

 

« Oubliez le Cinémascope et le Technicolor à la mode : avec « 3 h 10 pour Yuma », Delmer Daves revient à l’essentiel. Comme « Le Train sifflera trois fois » quelques années plus tôt, ce western met l’accent sur les drames personnels de ses personnages avant de penser au « gunfight ». […] Le temps qui s’écoule est une véritable torture pour le fermier Evans, enfermé entre quatre murs avec l’outlaw qu’il a accepté d’escorter. […] Le refrain du film, interprété par Frankie Laine, reste un classique des génériques de western, de ceux qu’on siffle volontiers pendant tout le visionnage. Le premier plan à la grue (signature spécifique du réalisateur) montre la diligence lancée à vive allure dans une plaine désertique, avec cette chanson complètement envoûtante. » (Alexandre Raveleau)

 

 

 


 

3 : 10 to Yuma. (3 h 10 pour Yuma). États-Unis, 1957. 88 minutes. Réalisation : Delmer Daves. Scénario : Halsted Welles, d’après un récit d’Elmore Leonard, « Three-Ten to Yuma » paru en 1953 dans Dime Western Magazine. Production : David Heilweil, Columbia Pictures Corp. Musique : George Duning, chanson de Ned Washington par Frankie Laine. Photographie : Ch. Lawton Jr, Noir et Blanc. Costumes : Jean Louis.Tournage : Sedona et Elgin (Arizona). Sortie aux E.-U. : 7 août 1957. Acteurs : Glenn Ford (Ben Wade), Van Heflin (Dan Evans), Felicia Farr (Emmy), Leora Dana (Alice Evans), Henry Jones (Alex Potter), Richard Jaeckel (Charlie Prince), Robert Emhardt (Mr Butterfield).

- En 2007, un remake signé James Mangold verra le jour. Les deux rôles principaux échoient à Russell Crowe et Christian Bale. 


 

 

 

 

 

 

 

Alice Evans (Leora Dana), sous la pluie, voit son époux (Van Heflin) et Ben Wade (Glenn Ford) dans un wagon du train pour Yuma...

Générique du film « 3 : 10 to Yuma »