• Semaine 7. Mes westerns de rêve 

 

My Darling Clementine (1946, John Ford)


 Oh, my darling, oh, my darling
Oh, my darling Clementine
You are lost and gone forever
Dreadful sorry, Clementine.

Liminaire

 Les quatre frères Earp convoient un troupeau de bovins en Californie. Ils font halte à Tombstone (Arizona), où y règne un grand désordre. À la suite d'un acte de courage, Wyatt Earp, ancien marshal de Dodge City (Kansas), est sollicité pour occuper une fonction analogue à Tombstone. Dans un premier temps, il s'y refuse catégoriquement. Mais lorsqu'il découvre que son bétail a été volé et son plus jeune frère tué, il prend le poste avec ses deux frères comme adjoints, la durée nécessaire pour punir les auteurs du méfait... 

 

 

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  Dans l’avant-dernier western de John Ford, The Man Who Shot Liberty Valance (1962), le sénateur Ransom Stoddard, interprété par James Stewart, se rend aux obsèques de son vieil ami, Tom Doniphon (John Wayne). Reconnaissant, Ransom cherche à rétablir l’authenticité des faits. À cette quête, le journaliste du « Shinbone Star », obscur journal local, lui oppose l’autre vérité, celle du mythe. « Nous sommes dans l’Ouest, répond-il, quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende. » Seize ans plus tôt, le réalisateur de Stagecoach nous offre, avec My Darling Clementine, un modèle singulier de la fameuse légende qu'on raconte... non sans humour et force poésie. My Darling Clementine devint pour le public français La Poursuite infernale...  Un titre qui reprend la légende non au trot mais au galop, serions-nous tenté d'affirmer. Il est vrai cependant que la course-poursuite de Wyatt, lancé aux trousses de la diligence conduite par Doc Holliday, est un réel moment d'anthologie.  

 Quelle est donc la légende ici rapportée ? Avant d’être adaptée au cinéma, son héros ne se fit pas prier pour l’instruire. Comme tant d’autres avant lui, l'ancien marshal Wyatt Earp (1848-1929) sera le premier artisan de sa propre légende. Il trouvera un complice en la personne de l’écrivain et scénariste Stuart Nathaniel Lake qui publie en 1931 Wyatt Earp, Frontier Marshal. Il n'était pas le cowboy que John Ford en fait ici : les premières images du film, superbes au demeurant, sont certainement une magnifique invention. Les frères Earp n'étaient pas aux alentours de Tombstone pour y convoyer du bétail. Wyatt Earp fit tant et tant de choses dans son existence et sûrement qu'il ne fut jamais, à proprement parler, un authentique cowboy. Du reste, Jacques Tourneur, fascinant dans Wichita (1955) et John Sturges, diablement moins imaginatif dans Gunfight at the O.K. Corral (1957) en font surtout un « justicier » chargé de ramener l'ordre dans les cités. Dix ans plus tard, avec James Garner dans le rôle de Wyatt Earp, Sturges remet l'affaire à l'ouvrage en remaniant la narration (Hour of the Gun/Sept secondes en enfer, 1967). Quoi qu'il en soit, Ford avait eu l’occasion de rencontrer Wyatt, en chair et en os, sur les plateaux de tournage et ceci, autour des années 1910. Il dira à Peter Bogdanovich : « Il me raconta le combat qui eut lieu à O.K. Corral, et dans My Darling Clementine on l’a filmé exactement comme cela s’est déroulé. Les types ne s’étaient pas contentés de se promener dans la rue puis de se tirer dessus : ç’avait été une astucieuse manœuvre militaire. » En réalité, Ford, comme plus tard John Sturges (Gunfight at the O.K. Corral, 1957), et comme avant lui, Lewis Seiler en 1934, puis Allan Dwan en 1939 (Frontier Marshal) s’appuyèrent tous sur la version propagée par Stuart Lake. D'un film à l'autre, il y eut bien des modifications dont la plus saillante sans doute fut que chez John Sturges, Doc Holliday (Kirk Douglas), l'autre personnage mythique, était épargné, tandis que John Ford l'y faisait mourir - Victor Mature - à la fameuse bataille d'O.K. Corral. Toutefois, la vraie différence entre My Darling Clementine et les autres réalisations est infinie. Chez John Ford, les situations et les êtres, la beauté du cadre, l’art de conter une histoire et l’ode vibrante à la vie communautaire confèrent à la légende son ton d’épopée lyrique. Les furieuses chevauchées, les coups de feu et les meurtres sanglants n'ont un sens profond que parce qu'ils ne s'inscrivent jamais dans une intrigue réduite à elle-même. Du reste, le titre original le laisse largement présager : My Darling Clementine, ainsi se nomme une ballade folklorique de l’Ouest américain écrite à la fin du XIXe siècle et dans laquelle est conté le récit d’un chercheur d’or déplorant la disparition de sa fille, Clementine, noyée dans le cours d’eau d'un canyon. Trois ans plus tard, John Ford relancera une idée de mélodie dansée - rappel de ses racines irlandaises ? - avec She Wore a Yellow Ribbon (« Elle portait un ruban jaune »), distribué en France sous le titre de Charge héroïque. Le réalisateur de Stagecoach est un grand sentimental, et s’il faut déplorer qu'un être nous manque en cet Ouest si âpre c’est toujours une femme ou la femme en général. John Ford en fait, pour sa part, et, en maints endroits, l'héroïne courageuse et discrète de ses films. Le réalisateur semble nous dire : « Oubliez cette légende ; regardez, avant tout, ce que mon film vous montre. Vous en saurez plus sur l’Ouest. » Car, l’Ouest c’est aussi toutes ces communautés humaines, dans leur simplicité et leur modestie les plus vraisemblables, venues ici quérir un brin de paradis.

 À la veille de la Seconde Guerre mondiale, John Ford donnait, avec Stagecoach [littéralement : diligence] ou La Chevauchée fantastique, un des tout premiers grands westerns de l'ère du cinéma parlant. La sortie nationale eut lieu début mars 1939. Quelques semaines auparavant, le Jesse James/Le Brigand bien-aimé de Henry King, filmé celui-là en Technicolor, contribua beaucoup à remettre en selle le film de l'Ouest, à travers l'évocation de ses personnages mythiques - Henry Fonda y incarnait justement Frank James aux côtés de Tyrone Power (Jesse James). Dans Stagecoach, John Wayne en était l'interprète principal. Neuf ans plus tôt, ce dernier, totalement inconnu, remplaçait au pied levé Gary Cooper, « le chevalier flegmatique de l'Ouest héroïque » (A. Raveleau) dans ce qu'il faut considérer comme le premier western parlant d'envergure, The Big Trail/La Piste des géants, sous la direction d'un autre cinéaste borgne, Raoul Walsh. Ce fut alors un pari. À l'avènement du parlant, la plupart des producteurs négligèrent le genre, l'estimant peu apte à valoriser la nouvelle technologie. Tourné avec des moyens considérables, le film de Walsh fera chou blanc sur le plan commercial. Le western semblait condamné à la marginalisation, la série B en l'occurrence, tandis que la carrière de l'acteur Morrison alias John  Wayne parut, un temps, compromise. Or, le western et celui qu'on surnommera The Duke prirent leur revanche en 1939. Bientôt, la modernité d'avant-guerre devint progressivement l'expression d'un classicisme. Le genre y fut élevé à la dimension d'une épopée - celle du Far West -, contemplée dans une perspective plus ambitieuse. Mais, il y fallait également une forme et une inspiration élevées à la hauteur d'un art. Le film de l'Ouest trouva son maître en John Ford. À travers ce filtre, le réalisateur acquit le moyen plus assuré d'être indépendant face aux éventuelles pressions des producteurs. Ford n'avait guère besoin de contester un genre à qui il avait donné ses lettres de noblesse. Là, il y était totalement chez lui : chaque œuvre nouvelle ne pouvait être que variation ou exégèse en rapport dialectique avec son œuvre entière. Pourquoi préférait-il les westerns ? John Ford s'exprimait ainsi : « Les westerns, je n'en vois jamais mais j'aime en faire. Pourquoi ? Parce qu'on les tourne surtout en extérieurs. On est là en plein air, loin du brouillard et des autoroutes. On est là avec une bande de cascadeurs qui sont tous vos amis. [...] On travaille de l'aube au crépuscule, et ainsi on dort comme un bébé. C'est la grande vie : comment ne pas l'aimer ? » En clair, John Ford échappait également aux contraintes du studio. Il travaillait à son gré et comme il l'entendait. John Ford eut l'immense bonheur de pouvoir être lui-même, c'est-à-dire John Ford. Aussi la question demeure : le western est-ce John Ford ? Il existe aujourd'hui des admirateurs du western qui considèrent Ford comme singulièrement à part. Et il y a ceux qui affirment, en revanche, que le western c'est LUI. Il n'y a nulle contradiction en réalité : John Ford est un réalisateur/auteur possédant son propre univers... On adhère entièrement ou relativement, c'est affaire de sensibilité.

  En tout état de cause, avec Stagecoach le western atteignait l'équilibre tant souhaité entre action et psychologie. « Équilibre aussi, et de la même perfection, entre le théâtre et le mouvement, le lieu clos et l'immensité cosmique, l'anecdotique et l'essentiel, l'aventure et le message », écrit Jacques Lourcelles. Ford y ajoutera une dimension picturale inédite, quelques mois plus tard, avec Drums Along the Mohawk (1939), sorti en France fin 1944, premier film en couleurs du cinéaste. La Guerre mettra le western en veilleuse. Ainsi s'explique le délai de sept ans entre Stagecoach et My Darling Clementine. Ce qu'il faut remarquer, dès ce troisième western parlant, c'est l'acquisition par John Ford d'une maîtrise plastique souveraine dans un décor récurrent - Monument Valley en Utah. En outre, à travers les gestes, les déplacements et les expressions de ses interprètes, le cinéaste recherche une forme d'ennoblissement de la narration, jamais traduite autrement que dans sa  simplicité et son humilité. Les mouvements de caméra, toujours économes, plutôt lents, subliment la dimension des événements. Il n'y a nulle solennité guindée dans l'acte de célébrer « l'aube d'un jour nouveau ». C'est ainsi qu'il faut comprendre le lent travelling qui file Wyatt Earp (Henry Fonda) et Clementine Carter (Cathy Downs), lorsqu'ils se dirigent, bras dessus bras dessous, vers le lieu d'inauguration de l'église. Wyatt et la jeune Bostonienne portent en terre le passé. Auparavant, le premier, sortant de chez le barbier, coiffé, rasé et dûment parfumé, contemple son visage puis sa silhouette : il lui faut soigner désormais son comportement, sa réputation de shérif... et sa « légende » à venir ! Il retrouve inopinément la seconde à l'accueil du Mansion House. Elle s'apprête à quitter Tombstone où plus rien ne la retient : son ancien amant, Doc Holliday (Victor Mature), alcoolique et malade, ne s'estimant plus digne de son attachement. Or, les mots qu'elle adresse ensuite au shérif (« I love your town in the morning, Marshal...), la réponse qu'il lui fait (et la malice du dialoguiste en sus) puis, ce départ révérencieux vers le lieu de culte semblent, à présent, contredire sa décision initiale. Aussi, peut-on dire que la séquence, celle de la commémoration de l'église, l'une des plus belles et des plus significatives du cinéma fordien, revêt un double sens : à la fois pour la communauté et pour les nouveaux partenaires désormais unis non par les liens du mariage, mais par une communion des cœurs. Wyatt est paralysé d'inquiétude : il n'a jamais connu un tel état d'âme (plus tard dans le film, à l'instant dramatique où Chihuahua/Linda Darnell, blessée par Billy Clanton (John Ireland), est opérée par Doc/Victor Mature, il s'adresse au barman irlandais : « Mac es-tu tombé amoureux ? » Lequel répond : « Non. J'ai été barman toute ma vie. » L'humour fordien renvoie à la situation du cowboy : un cowboy a toutes les chances de ne pas croiser l'amour). De fait, il lui faut bien du temps pour vaincre son trac et inviter à danser celle dont il est follement épris. Clementine n'attend d'ailleurs que cet appel. Je ne résiste pas à reproduire ici les phrases de Joseph McBride, à propos de ces instants de grâce : « [...] L'église en construction se détache du ciel, encadrée de deux drapeaux américains qui flottent au vent. Annonçant avoir « lu la Bible de la première à la dernière page et à l'envers » et n'y avoir « jamais trouvé un mot contre la danse », le diacre sort son violon pour commencer les festivités. Il est accompagné par Francis Ford au violon et et J. Farrell McDonald au piano. Le quadrille des fidèles sur les planches dans la lumière de midi est filmé en contre-plongée lyrique. Le groupe se sépare pour laisser Earp valser, raide mais gracieux, avec sa belle dame aux accents du même air de James A. Bland, crée en 1879 et utilisé pour la danse de Fonda dans Young Mr. Lincoln/Vers sa destinée (1939) : Oh, Dem Golden Slippers (Oh, ces chaussons d'or). [...] »  Entre ce Wyatt Earp glorifié et idéalisé et le président Abraham Lincoln, il existerait donc quelque affinité de caractère qu'Henry Fonda aurait pour tâche d'accréditer. Le fameux « héros » dont les « sages de l'Ouest chantèrent l'adresse, la loyauté et le courage », John Ford en aurait-il montré le vrai visage, le « saisissant au sommet de sa bravoure » ? (Jean-Louis Rieupeyrout) 

 John Ford est l'un des plus grands conteurs du cinéma. On comprend aisément les propos d'Orson Welles à son sujet. Selon ce dernier, les œuvres de Ford semblent « vivre et respirer dans un monde réel » même si celles-ci donnent l'impression d'être écrites par « Maman de mon cœur » [titre d'une des réalisations de John Ford, datant de 1928, et, en partie, perdue]. John Ford brode autour d'une histoire. Il lui importe peu de savoir quelle pourrait être la vérité vraie. Il lui importe surtout de décliner un récit trempé dans un univers profondément authentique, celui de cet Ouest en train de se faire, et, au-delà du fracas, du tumulte et de l'injustice. McBride jauge, en outre, que le dialogue, chez Ford, est un aspect trop sous-estimé dans ses films. « Bien que parfois sentimental, il est souvent riche, coloré, suggestif, musical et plein d'invention », écrit-il. Et, c'est également juste de vanter, chez lui, cet art intarissable de la digression dont parle, entre autres, Jacques Lourcelles. John Ford n'omet en aucune façon l'histoire des hommes et des femmes de l'Ouest et ne limite pas celle-ci à ses faits héroïques ou simplement marquants. My Darling Clementine ne peut, pour ces raisons-là, être le récit linéaire de l'illustre affaire (« une affaire de familles ») du O.K. Corral où John Holliday fit le coup de feu aux côtés des Earp contre la famille Clanton. Cet épilogue brutal prend ici tout son poids de signification enveloppant l'œuvre d'une tonalité pessimiste : le bilan des affrontements qui jalonnent My Darling Clementine, plutôt lourd au regard de la filmographie du cinéastese solde par neuf morts. Là, se comprend, aussi, la tension sciemment entretenue entre la réalité (celle du Far West) et la vérité des faits proprement dite. Ford tord le cou à cette vérité-là afin de déplorer plus justement la violence d'un univers qui déchire les familles et broie les êtres. On peut, de cette façon, expliquer le choix du meurtre du plus jeune des Earp qu'il situe en 1882, alors que la fusillade eut lieu un an auparavant, et, surtout, parce que ce n'est pas le plus jeune des frères Earp qui fut assassiné dans cette contrée. Le recueillement de Wyatt sur la tombe de James n'a de sens que dans les dialogues entre lui et le mort : « 18 ans. Mon pauvre James, tu n'as pas eu de chance. [...] Je viendrai te voir régulièrement. On va demeurer ici quelque temps. Quand nous partirons peut-être que les petits gars comme toi pourront grandir et vivre en paix. » Chez John Ford, le dialogue entre les vivants et les morts, inlassablement mentionné - présent dans Judge Priest (1934), il réapparaît dans She Wore a Yellow Ribbon (1949) et The Man Who Shot Liberty Valance -, indique la volonté de ne pas amoindrir l'espoir auquel se raccrochent les gens de l'Ouest ; espoir que la conclusion du film semble confirmer - Clementine ouvre une école à Tombstone et le départ forcé de Wyatt Earp n'est pas un adieu.

 John Ford dresse un tableau sombre du gunfight, y ajoutant, contrairement à la réalité, les morts du Doc Holliday et du père Clanton (Walter Brennan). Quant à Chihuahua (Linda Darnell), elle aussi décédée des suites de son opération, on ne sait à quelle figure authentique la rattacher, sinon celle de Kate Fisher, danseuse de saloon et prostituée qu'avait connue le vrai Doc à Dodge City. John Ford ressentait obligatoirement le désir d'offrir une image exaltante de la femme. Entra donc en scène Clementine - ce prénom qu'aime tant le Wyatt Earp du cinéaste - promue institutrice à Tombstone. À dire vrai, les personnages de My Darling Clementine, comme dans les autres films du cinéaste, renvoient à d'autres figures de ses propres œuvres ; nous avions établi plus haut une comparaison entre Wyatt Earp et le Lincoln de Vers sa destinée, nous pourrions le faire avec Holliday/Victor Mature, chirurgien raté et surtout gambler et pilier de bistrot,  mais aussi souffleur du comédien Thorndike dans Shakespeare. « Tuberculeux, poitrinaire, il vient expier dans l'Ouest une vie de violence au cours de laquelle il piétina tous ses dons, dilapidant les talents qu'on lui avait donnés », ainsi le décrivit Bertrand Tavernier. Ce Holliday fordien aurait emprunté quelques traits, la poltronnerie en moins et la violence en plus, au journaliste Dutton Peabody (Edmond O'Brien), figure allusivement dickensienne de L'Homme qui tua Liberty Valance. Tous les poètes sont ivrognes c'est bien connu Que ce soit avec les personnages dont il s'inspire ou avec les événements qu'il met en scène, John Ford se distancie d'une certaine réalité fortement troublée, à seule fin de nous en dévoiler une autre, moins embrouillée celle-là. 

MiSha      

 

 

 


La Poursuite infernale (My Darling Clementine).  États-Unis, 1946. Noir et blanc. 99 minutes (version archives UCLA), 93 minutes (version couramment distribuée). Réalisation : John Ford. Scénario : Samuel G. Engel, Winston Miller, Sam Hellman d'après le récit de Stuart N. Lake. Photographie : Joe MacDonald. Musique : Cyril J. Mockridge. Son : Eugène Grossman, Roger Heman. Direction artitique : James Basevi, Lyle Wheeler. Montage : Dorothy Spencer. Costumes : René Hubert. Tournage : Kayenta, Arizona ; Monument Valley, Utah. Production : Samuel G. Engel, Darryl F. Zanuck / 20th Century Fox. Sortie aux E.-U. : 3 décembre 1946. Sortie en France : 30 avril 1947. Interprétation : Henry Fonda (Wyatt Earp), Linda Darnell (Chihuahua), Victor Mature (Doc Holliday), Walter Brennan (Old Man Clanton), Tim Holt (Virgil Earp), Cathy Downs (Clementine Carter), Ward Bond (Morgan Earp), Alan Mowbray (Granville Thorndike), John Ireland (Billy Clanton), Jane Darwell (Kate Nelson). 


 

 Ouvrages cités :

- J. McBride : À la recherche de John Ford. Biographie traduite par Jean-Pierre Coursodon. Institut Lumière/Actes Sud, 2007.

- Dictionnaire du cinéma (J. Lourcelles), Bouquins Robert Laffont.

- P. Bogdanovich : John Ford, Studio Vista, Londres, 1967.

- J.-L. Rieupeyrout : La Grande aventure du western : du Far West à Hollywood, Ramsay, 1987.

- W.R. Burnett : Saint Johnson, roman traduit par Josiane Duvigneau. Postface de Bertrand Tavernier. Actes Sud. 2015. 

 


 

 

 

Henry Fonda (Wyatt Earp) et Cathy Downs (Clementine Carter)

« My Darling Clementine », 60e min. Séquences citées au 4e paragraphe.


 



 

 ◙ Autres Wyatt Earp à l’écran

 

 


 

 

-          Frontier Marshal (1934, Lewis Seiler – George O’Brien)

 

 

 

-          Frontier Marshal/L’Aigle des frontières (1939, Allan Dwan – Randolph Scott)

 

 

 

-          Wichita/Un jeu risqué (1955, Jacques Tourneur – Joel McCrea)

 

 

 

-          Gunfight at the O. K. Corral/Règlements de comptes à O.K. Corral (1957, John Sturges – Burt Lancaster)

 

 

 

-          Tombstone/Duel au soleil (1993, G. Pan Cosmatos – Kurt Russell)

 

 

 

-          Wyatt Earp (1994, Lawrence Kasdan – Kevin Costner)

 


 

 

 


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Wyatt Earp, 1880. Daniel Hagerman